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CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE et TRAUMATOLOGIQUE - MONTPELLIER

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Accueil › Pied et cheville — CMCP › Aponévrose plantaire

Aponévrosite plantaire et épine calcanéenne à Montpellier

Douleur sous le talon au démarrage, classique « dérouillage » matinal. Première cause de talalgie chez l'adulte. Prise en charge médicale, podologique, PRP, et chirurgicale en dernier recours — CMCP, Polyclinique Saint-Roch Montpellier.

Anatomie de l'aponévrose plantaire sous le pied
Dr Baptiste Bénazech, chirurgien orthopédiste pied et cheville à Montpellier

Dr Baptiste Bénazech

Chirurgien orthopédiste — pied et cheville

Prendre rendez-vous

Qu'est-ce que l'aponévrose plantaire ?

L'aponévrose plantaire (ou fascia plantaire) est un épais tissu élastique situé sous la plante du pied. Elle se tend en éventail du talon vers les orteils et sert à la fois d'amortisseur et de support passif de la voûte plantaire.

Elle fait partie d'un système biomécanique complexe — le système suro-achilléo-plantaire — qui s'étend du genou aux orteils. À chaque pas, l'aponévrose tracte sur son insertion au calcanéum (os du talon) et joue un rôle actif de propulsion. En cas de surcharge (excès d'effort, surpoids), elle peut subir des micro-déchirures principalement centrées sur cette insertion calcanéenne.

L'aponévrosite plantaire (fasciite plantaire)

Lorsque l'aponévrose est le siège d'une inflammation chronique, on parle d'aponévrosite plantaire ou fasciite plantaire. C'est une affection fréquente, première cause de talalgie (douleur sous le talon) chez l'adulte.

Idée reçue à corriger : l'épine calcanéenne ne pique pas

L'épine calcanéenne est la conséquence de l'inflammation chronique de l'aponévrose, et non sa cause. Elle n'est retrouvée que chez la moitié des patients souffrant d'aponévrosite, et peut aussi exister chez des patients totalement asymptomatiques. Le traitement cible donc l'inflammation et la surcharge mécanique, pas l'épine elle-même.

Une compression du nerf de l'abducteur du cinquième orteil par l'inflammation a également été décrite, ce qui peut expliquer les douleurs quasi névralgiques parfois rapportées.

Quels sont les symptômes ?

La douleur est localisée sous le talon (talalgie), apparue progressivement sans traumatisme. Elle est caractéristique par son horaire :

  • Maximale le matin au premier lever — c'est la fameuse douleur de « dérouillage »
  • Diminue après quelques pas et la mise en train
  • Réapparaît après une station debout prolongée ou après le sport
  • Sensation parfois de marcher « sur un clou » ou « sur un caillou »

Quelles sont les causes ?

Sports à impact

Course à pied, sauts, volley-ball, basket, ski, danse. Les chocs répétés sur le talon surchargent l'insertion calcanéenne du fascia.

Surpoids

Augmente la charge à chaque pas sur l'aponévrose et accélère les micro-déchirures.

Rétraction du triceps sural

Mollet trop raide qui transmet la tension à l'ensemble du système suro-achilléo-plantaire.

Station debout prolongée

Métiers debout, port de charges : surcharge mécanique chronique sur le talon.

Quels examens complémentaires ?

Bilan radiographique standard des deux pieds (face et profil en charge) : analyse l'architecture de l'arrière-pied, élimine les diagnostics différentiels et peut visualiser une épine calcanéenne associée. L'échographie par un radiologue entraîné est très performante pour visualiser l'épaississement et les micro-déchirures du fascia.

Le traitement médical en première intention

Le traitement de l'aponévrosite plantaire est d'abord conservateur, et il est efficace dans plus de 90 % des cas.

Mesures de base

Repos relatif, glace sous le talon, perte de poids si nécessaire, et auto-étirements quotidiens du système suro-achilléo-plantaire (« taloche de maçon » : avant-pied sur une marche, talon dans le vide, descente lente).

Kinésithérapie

Stretching du système suro-achilléo-plantaire, massages transverses profonds du fascia. Les ondes de choc extracorporelles sont une option complémentaire efficace.

Anti-inflammatoires

Voie générale (comprimés) ou locale (cataplasmes, pommades, physiothérapie). Infiltrations de corticoïdes possibles mais fragilisent l'aponévrose — utilisées avec parcimonie.

Traitement podologique

Semelles avec double rôle : symptomatique (repos voûte, amortissement talonnier) et étiologique (correction des troubles statiques pied plat / creux).

Le traitement par PRP (Platelet-Rich Plasma)

Le PRP consiste à prélever du sang au patient, à isoler et concentrer les facteurs de croissance plaquettaires par centrifugation, puis à les injecter directement dans la lésion du fascia. L'objectif est d'apporter localement les facteurs de croissance nécessaires à une cicatrisation biologique.

Résultats. Taux de réussite de 70 à 80 %. Contrairement aux infiltrations de corticoïdes, le PRP ne fragilise pas l'aponévrose plantaire. L'injection est réalisée au bloc opératoire en conditions stériles sous anesthésie (jusqu'à 10 injections lors d'un geste). Une immobilisation de 4 semaines est nécessaire après le geste.

À noter. Le PRP n'est pas remboursé par la Sécurité sociale. Inconvénients : coût, risque infectieux (limité par le cadre du bloc opératoire), douleur lors des injections (raison de l'anesthésie).

Le traitement chirurgical (rare)

La chirurgie est rare — moins de 10 % des patients — et encore moins fréquente depuis l'avènement du PRP. Elle consiste en une désinsertion chirurgicale du tiers médial de l'insertion proximale de l'aponévrose plantaire, réalisable en chirurgie ouverte, percutanée ou sous endoscopie.

L'objectif n'est pas de retirer l'épine calcanéenne mais de supprimer la tension excessive de l'aponévrose. Il peut être associé :

  • Une désinsertion des muscles jumeaux pour détendre l'ensemble du système suro-achilléo-plantaire
  • Une neurolyse du nerf de l'abducteur du 5ᵉ orteil — nécessite un abord chirurgical plus large

Prévenir la récidive : le traitement de fond

Quotidien

Étirements

Pratiquer régulièrement des exercices d'assouplissement du tendon d'Achille, des muscles du mollet et du fascia plantaire. C'est le pilier de la prévention.

Toujours

Chaussage adapté

Chaussures soutenant la voûte plantaire et absorbant les chocs. Éviter de marcher pieds nus ou en chaussures plates sans soutien.

Sport

Adaptation progressive

Augmenter graduellement les distances en course. Éviter terrains en pente, surfaces dures ou inégales. Renouveler les chaussures de course.

Toujours

Poids et semelles

Maintenir un poids idéal. Porter régulièrement des orthèses plantaires correctrices des troubles statiques sous-jacents.

Information médicale grand public. Conformément à la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé (loi Kouchner), les informations présentées sur cette page ont une vocation pédagogique et ne se substituent en aucun cas à une consultation médicale. Seul un examen clinique réalisé par un chirurgien orthopédiste permet d'établir un diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée à votre situation personnelle.

En cas d'urgence — fracture évidente, plaie ouverte, déformation, déficit neurologique, fièvre — composez le 15 (SAMU) ou présentez-vous aux urgences de la Polyclinique Saint-Roch — 04 67 61 88 88.

Questions fréquentes sur l'aponévrosite plantaire

L'épine calcanéenne est-elle la cause de ma douleur ?
Non, l'épine calcanéenne n'est pas la cause de la douleur de l'aponévrosite plantaire mais sa conséquence. C'est une calcification osseuse qui se développe progressivement en réaction à l'inflammation chronique du fascia plantaire au niveau de son insertion sur le talon. De nombreuses personnes ont une épine calcanéenne visible à la radiographie sans aucune douleur, et inversement on peut souffrir d'aponévrosite avec un talon radiologiquement normal. Le traitement cible donc l'inflammation et la surcharge mécanique, pas l'épine elle-même — qui ne « pique » pas et n'a pas à être retirée chirurgicalement dans la grande majorité des cas.
Combien de temps faut-il pour guérir d'une aponévrosite ?
L'aponévrosite plantaire est une pathologie chronique qui nécessite de la patience. Avec un traitement conservateur bien conduit — étirements quotidiens, semelles orthopédiques, kinésithérapie spécialisée — l'amélioration se fait progressivement sur 3 à 6 mois et permet la guérison dans plus de 90 % des cas. Les cas résistants peuvent bénéficier d'ondes de choc extracorporelles ou de PRP avec un taux de réussite de 70 à 80 %. La chirurgie reste exceptionnelle, indiquée chez moins de 10 % des patients après échec prolongé des autres traitements. La régularité du programme d'étirements est le facteur clé du succès.
Puis-je continuer à courir avec une aponévrosite ?
En phase aiguë de l'aponévrosite plantaire, un repos sportif relatif de quelques semaines à un mois est recommandé pour laisser le fascia récupérer. La reprise de la course doit ensuite se faire très progressivement, sur terrain souple, avec un chaussage adapté et après mise en place des mesures thérapeutiques de base (étirements quotidiens, semelles, kinésithérapie). La course sur terrains durs, en pente ou avec des chaussures usées aggrave la pathologie et entretient l'inflammation. La natation et le vélo sont d'excellentes alternatives pendant la phase douloureuse pour maintenir la condition physique sans surcharger le talon.
Le PRP est-il remboursé par la Sécurité Sociale ?
Non, le traitement par PRP (Platelet-Rich Plasma) pour l'aponévrosite plantaire n'est pas pris en charge par la Sécurité sociale. Son coût varie selon les centres et inclut la centrifugation sanguine, le matériel stérile et le passage au bloc opératoire sous anesthésie. Certaines mutuelles complémentaires couvrent partiellement ce geste — il est utile de se renseigner auprès de votre complémentaire santé avant l'intervention, avec un devis détaillé fourni par le secrétariat. Le PRP reste une option intéressante car son taux de réussite de 70 à 80 % évite la chirurgie chez la majorité des patients en échec du traitement médical bien conduit.
Les infiltrations de corticoïdes sont-elles efficaces ?
Les infiltrations de corticoïdes dans le talon peuvent soulager temporairement les douleurs d'aponévrosite plantaire mais sont utilisées avec parcimonie au CMCP. Elles fragilisent en effet l'aponévrose et exposent à un risque de rupture du fascia, en particulier chez le sportif et après plusieurs infiltrations répétées. Leur place se limite aux poussées aiguës très douloureuses non contrôlées par le traitement de fond, et à raison d'au maximum deux infiltrations espacées dans le temps. Le PRP, qui ne fragilise pas l'aponévrose et apporte des facteurs de croissance cicatrisants, est aujourd'hui une alternative à privilégier en cas d'échec du traitement conservateur.
Que faire en cas de problème après chirurgie ou PRP ?
Contactez d'abord votre chirurgien par téléphone ou par mail via le secrétariat du cabinet Orthodoc. En cas d'urgence — fièvre, douleur intense inhabituelle, plaie qui suinte, signe évoquant une phlébite (mollet rouge, chaud, douloureux), déficit moteur ou sensitif — le service des urgences de la Polyclinique Saint-Roch est joignable 24h/24 et 7j/7 au 04 67 61 88 88. Pour toute urgence vitale (douleur thoracique, essoufflement brutal, malaise), composez le 15 (SAMU). Après PRP, l'immobilisation de 4 semaines est essentielle pour permettre une cicatrisation biologique optimale.

Consulter pour une aponévrosite plantaire à Montpellier

Le Dr Bénazech reçoit en consultation au Centre Médical Saint-Roch — 6ᵉ étage — pour le bilan et la prise en charge de l'aponévrosite plantaire et de l'épine calcanéenne. Prise de rendez-vous directement en ligne.

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En cas d'urgence — fracture évidente, plaie ouverte, déformation, déficit neurologique, fièvre — composez le 15 (SAMU) ou présentez-vous aux urgences de la Polyclinique Saint-Roch — 04 67 61 88 88.

Cabinet Orthodoc — CMCP. Centre Médical Saint-Roch, 6ᵉ étage, 550 avenue du Colonel André Pavelet, 34070 Montpellier. Secrétariat : 04 67 41 65 00.

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