CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE et TRAUMATOLOGIQUE - MONTPELLIER
CHIRURGIE OSSEUSE ET ARTICULAIRE - CHIRURGIE PROTHÉTIQUE - CHIRURGIE ARTHROSCOPIQUE - CHIRURGIE DU SPORT
Chirurgie du poignet à Montpellier
Le poignet est une articulation d'une grande complexité mécanique, constituée de huit os du carpe organisés en deux rangées et reliés par un réseau dense de ligaments. Sa chirurgie requiert une connaissance anatomique approfondie et une technicité spécifique. Le Dr Roussanne assure la prise en charge des pathologies du poignet au cabinet Orthodoc.
L'articulation du poignet
Le poignet est le trait d'union mécanique entre l'avant-bras et la main. Il assure les mouvements de flexion-extension, d'inclinaison radiale et ulnaire, et participe à la prono-supination. Sa stabilité repose sur un équilibre subtil entre les os du carpe (scaphoïde, lunatum, triquetrum, pisiforme, trapèze, trapézoïde, capitatum, hamatum), les ligaments intrinsèques et extrinsèques, et le complexe fibrocartilagineux triangulaire (TFCC) du côté ulnaire.
Cette complexité explique pourquoi les pathologies du poignet sont multiples et leur diagnostic souvent délicat, nécessitant une imagerie spécialisée (arthroscanner, IRM, scanner avec reconstruction 3D).
Les pathologies du poignet
Les fractures du poignet (radius distal)
Fracture la plus fréquente en traumatologie. Elle survient après une chute sur la main tendue. Le traitement dépend du déplacement et du type de fracture : immobilisation par attelle ou plâtre pour les fractures stables, ostéosynthèse par plaque vissée verrouillée pour les fractures déplacées ou articulaires.
En savoir plus →La fracture du scaphoïde
Le scaphoïde est l'os du carpe le plus fréquemment fracturé. Sa vascularisation précaire expose au risque de pseudarthrose (non-consolidation) et de nécrose. Le diagnostic précoce et le traitement adapté sont essentiels pour éviter ces complications.
En savoir plus →L'arthrose du poignet
L'arthrose du poignet est le plus souvent secondaire : post-traumatique (séquelle de fracture du scaphoïde ou d'instabilité ligamentaire), ou dégénérative (arthrose STT, arthrose radio-carpienne). Le traitement va de l'infiltration à la chirurgie (résection de la première rangée du carpe, arthrodèse partielle ou totale).
En savoir plus →Ténosynovite de De Quervain
Inflammation des tendons du premier compartiment des extenseurs. Très fréquente chez les femmes et les jeunes mères. Douleur sur la face externe du poignet, aggravée par les mouvements du pouce.
En savoir plus →Kystes arthro-synoviaux
Tuméfactions bénignes remplies de liquide synovial. Localisation la plus fréquente : face dorsale du poignet. Le plus souvent indolores, ils peuvent devenir gênants par leur volume ou leur localisation.
En savoir plus →Instabilités ligamentaires
Lésion du ligament scapho-lunaire (le plus fréquent) ou luno-triquétral après entorse grave. Non diagnostiquées et non traitées, ces lésions évoluent vers une arthrose du poignet (SLAC ou SNAC wrist).
En savoir plus →Les techniques chirurgicales
L'arthroscopie du poignet
L'arthroscopie du poignet est une technique mini-invasive qui permet d'explorer et de traiter les pathologies intra-articulaires du poignet sous contrôle caméra. Elle est utilisée pour le diagnostic et le traitement des lésions ligamentaires (scapho-lunaire, luno-triquétral), les lésions du TFCC, les corps étrangers, les fractures du scaphoïde (contrôle de réduction), et certains kystes arthro-synoviaux.
La chirurgie ouverte
L'ostéosynthèse des fractures (plaque verrouillée pour le radius distal, vis de Herbert pour le scaphoïde), la reconstruction ligamentaire, les arthrodèses partielles et les résections articulaires sont réalisées par voie ouverte avec des techniques mini-invasives quand c'est possible.
Nos publications sur le poignet
Le Dr Roussanne a consacré une partie importante de ses travaux de recherche à la biomécanique et à la morphologie du carpe, avec notamment le développement d'un logiciel de reconstruction 3D du carpe à partir de coupes tomodensitométriques, appliqué au diagnostic des fractures et pseudarthroses du scaphoïde.
Le Dr Roussanne est auteur de publications et communications scientifiques sur la morphologie tridimensionnelle du carpe, la biomécanique de la prono-supination, les pseudarthroses du scaphoïde et la chirurgie de la rhizarthrose.
Voir les publications →Information à visée pédagogique conforme à la loi du 4 mars 2002 sur l'information loyale, claire et appropriée. Ne se substitue pas à une consultation médicale individualisée. En cas d'urgence, contactez le 15 (SAMU) ou le service des urgences de la Polyclinique Saint-Roch au 04 67 61 88 88.
Consulter pour une pathologie du poignet
Prenez rendez-vous avec le Dr Roussanne :
- En ligne : via Doctolib
- Par téléphone : 04 67 41 65 00
Pensez à apporter : vos radiographies du poignet (face + profil strict), scanner ou IRM si déjà réalisés, et vos comptes-rendus médicaux.
Consultez notre guide de préparation →Questions fréquentes — Chirurgie du poignet
Réponses du Dr Yannick Roussanne, chirurgien orthopédiste spécialiste du membre supérieur à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier.
Une douleur du poignet persistante depuis plus de 6 semaines malgré le repos, une perte de mobilité ou un traumatisme aigu (chute sur la main tendue) doivent motiver une consultation spécialisée. D'autres signes imposent un avis : un craquement à la pression, une instabilité avec sensation de déboîtement, une déformation visible, un kyste qui grossit, des fourmillements dans la main pouvant évoquer un canal carpien associé. La douleur persistante de la tabatière anatomique après une chute, même sur radiographie initialement normale, justifie un avis spécialisé pour ne pas méconnaître une fracture du scaphoïde. La consultation permet d'établir un diagnostic précis grâce à l'examen clinique et à une imagerie adaptée, et d'orienter le traitement médical en première intention ou chirurgical si nécessaire.
Le diagnostic d'une pathologie du poignet repose sur un examen clinique précis complété par une imagerie adaptée, débutant par des radiographies de face et de profil strict en première intention. Ces clichés standards ne suffisent pas toujours à mettre en évidence les lésions ligamentaires intra-carpiennes, les lésions du complexe fibrocartilagineux triangulaire (TFCC), les fractures occultes du scaphoïde ou les instabilités du carpe. Une imagerie de seconde ligne est alors nécessaire : arthroscanner (référence pour les lésions ligamentaires et du TFCC), IRM (œdème osseux, lésions tendineuses), ou scanner avec reconstruction tridimensionnelle pour les pseudarthroses et les déformations du carpe. Ce bilan précis conditionne la décision thérapeutique.
Non, la ténosynovite de De Quervain n'est opérée qu'après échec d'un traitement médical bien conduit, qui suffit dans la majorité des cas à faire disparaître les symptômes. Le traitement de référence en première intention associe le port d'une orthèse de repos colonne du pouce, la kinésithérapie spécialisée (étirements, glace) et une à deux infiltrations de corticoïdes échoguidées dans le premier compartiment des extenseurs. Cette pathologie touche particulièrement les femmes enceintes et les jeunes mères, chez qui une régression spontanée est fréquente après l'arrêt du portage de l'enfant. La chirurgie de libération du premier compartiment des extenseurs n'est envisagée qu'après 3 à 6 mois de traitement médical bien conduit et inefficace. Elle est réalisée en ambulatoire sous anesthésie loco-régionale.
Oui, les fractures non déplacées du scaphoïde peuvent être traitées par immobilisation plâtrée pendant 6 à 12 semaines, mais la chirurgie est souvent préférée chez les patients actifs pour raccourcir la durée d'immobilisation. La vascularisation précaire du scaphoïde, dont le sang arrive par son pôle distal, expose à un risque élevé de pseudarthrose (non-consolidation) et de nécrose osseuse en cas de fracture du tiers proximal. C'est pourquoi le diagnostic précoce est essentiel : une douleur persistante de la tabatière anatomique après chute sur la main tendue impose un avis spécialisé même si la première radiographie est normale. La chirurgie par vissage percutané (vis de Herbert) sous contrôle arthroscopique permet une consolidation plus rapide et une reprise précoce des activités.
Oui, la grande majorité des interventions chirurgicales du poignet sont aujourd'hui réalisées en ambulatoire à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier — vous repartez chez vous le jour même de l'opération. Sont concernées notamment l'arthroscopie diagnostique ou thérapeutique du poignet, la libération du premier compartiment des extenseurs (De Quervain), l'exérèse des kystes arthro-synoviaux, le vissage percutané du scaphoïde, l'ostéosynthèse de la majorité des fractures du radius distal par plaque verrouillée, et le traitement des lésions du TFCC. L'anesthésie est habituellement loco-régionale (bloc nerveux du membre supérieur sous échoguidage), parfois complétée par une sédation. Seules les fractures complexes, les arthrodèses étendues et les chirurgies de reconstruction nécessitent parfois une hospitalisation de 1 à 2 nuits.
Les radiographies standards ne suffisent pas toujours à diagnostiquer les pathologies du poignet, car elles ne visualisent ni les ligaments, ni le cartilage, ni les structures fibrocartilagineuses. L'arthroscanner est l'examen de référence pour explorer les lésions des ligaments intrinsèques du carpe (scapho-lunaire, luno-triquétral) et les lésions du complexe fibrocartilagineux triangulaire (TFCC) — il associe injection intra-articulaire de produit de contraste et acquisition scanner haute résolution. L'IRM du poignet est utile pour rechercher un œdème osseux (fracture occulte du scaphoïde, algodystrophie), une lésion tendineuse ou une lésion ligamentaire. Le scanner avec reconstruction tridimensionnelle permet d'analyser les pseudarthroses du scaphoïde et les déformations du carpe.
Devant un traumatisme aigu du poignet (chute sur la main, choc), une consultation médicale et des radiographies face/profil sont indispensables pour ne pas méconnaître une fracture. En cas de douleur importante, de déformation visible ou d'impossibilité de mobiliser le poignet, rendez-vous aux urgences de la Polyclinique Saint-Roch (04 67 61 88 88, 24h/24) pour une prise en charge spécialisée. Attention à la fracture du scaphoïde, qui peut passer inaperçue sur la première radiographie : toute douleur persistante de la tabatière anatomique (face latérale du poignet, à la base du pouce) plus de quelques jours après une chute justifie un avis spécialisé et une imagerie complémentaire (scanner ou IRM).
Prenez rendez-vous avec le Dr Roussanne pour un bilan personnalisé.
Tramway Ligne 2 Arrêt Sabines
Bus Ligne 17 & 18 & "La ronde" arrêt Sabines
Payant
Au niveau -1 Accès direct par ascenseur
Accessible aux personnes handicapées & PMR