CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE et TRAUMATOLOGIQUE - MONTPELLIER
CHIRURGIE OSSEUSE ET ARTICULAIRE - CHIRURGIE PROTHÉTIQUE - CHIRURGIE ARTHROSCOPIQUE - CHIRURGIE DU SPORT
Reprise de prothèse de hanche à Montpellier
Le Dr Pierre-Étienne Moreau et le Dr Laurent Geiss, chirurgiens orthopédistes spécialistes de la hanche à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier, réalisent les chirurgies de révision prothétique de hanche. Cette chirurgie complexe repose sur un bilan préopératoire rigoureux et des implants de révision adaptés à chaque situation.
La chirurgie de révision consiste à remplacer tout ou partie d'une prothèse de hanche qui ne fonctionne plus correctement. C'est une intervention plus complexe qu'une première pose, qui nécessite un chirurgien entraîné et un plateau technique adapté.
Pourquoi reprendre une prothèse de hanche ?
Plusieurs situations peuvent conduire à une reprise de prothèse de hanche :
- L'usure des composants : avec le temps, les surfaces de frottement s'usent. Le polyéthylène de l'insert acétabulaire libère des particules microscopiques qui provoquent une réaction inflammatoire et un descellement progressif des implants. C'est la cause la plus fréquente de reprise à long terme.
- Le descellement aseptique : la prothèse se détache de l'os sans infection. Le patient ressent des douleurs à la marche, une boiterie réapparaît. Les radiographies montrent un liseré autour des implants.
- L'infection de prothèse : complication rare mais grave. Elle peut survenir dans les semaines suivant l'intervention (infection précoce) ou des années plus tard (infection tardive, souvent d'origine hématogène — dentaire, urinaire, cutanée). Le traitement associe chirurgie et antibiothérapie prolongée.
- La luxation récidivante : déboîtement répété de la prothèse, parfois lié à un mauvais positionnement des implants ou à une insuffisance musculaire.
- La fracture péri-prothétique : fracture du fémur ou du bassin autour de la prothèse, le plus souvent après une chute.
- La douleur inexpliquée : dans certains cas, des douleurs persistantes nécessitent un bilan complet pour en identifier la cause et décider de la stratégie thérapeutique.
Le bilan préopératoire
Avant toute reprise, un bilan complet est indispensable pour identifier précisément la cause du problème et planifier l'intervention :
- Radiographies standard du bassin et de la hanche — évaluation du descellement, de l'usure, de la position des implants
- Scanner (TDM) — analyse précise de la perte osseuse et planification 3D de la reconstruction
- Scintigraphie osseuse — recherche d'un descellement ou d'une infection
- Bilan biologique infectieux — CRP, VS, NFS — et éventuellement une ponction articulaire pour analyse bactériologique si une infection est suspectée
- Bilan dentaire et urinaire — recherche et traitement de tout foyer infectieux avant la chirurgie
Le déroulement de l'intervention
La chirurgie de révision est plus longue et plus complexe qu'une première pose de prothèse. Elle comprend plusieurs étapes :
- Retrait des implants en place : les composants usés ou descellés sont retirés avec précaution pour préserver au maximum le capital osseux restant
- Nettoyage et préparation : l'os est nettoyé, les tissus inflammatoires sont réséqués, les surfaces sont préparées pour recevoir les nouveaux implants
- Reconstruction osseuse : en cas de perte osseuse importante, une greffe osseuse (autogreffe ou allogreffe) ou des cales métalliques peuvent être nécessaires pour reconstruire le support des implants
- Mise en place des implants de révision : des prothèses spécifiques — plus longues, modulaires, souvent cimentées — sont utilisées pour s'adapter à l'anatomie modifiée du patient
Les suites opératoires
Les suites d'une reprise de prothèse sont en général plus longues que celles d'une première pose :
- Hospitalisation : 5 à 10 jours selon la complexité de l'intervention
- Appui : l'appui complet peut être différé de plusieurs semaines en cas de greffe osseuse ou de reconstruction complexe
- Rééducation : plus progressive, souvent en centre de rééducation pendant 3 à 4 semaines avant le retour à domicile
- Anticoagulants : traitement préventif des phlébites pendant 5 à 6 semaines
- Suivi : consultations rapprochées avec radiographies de contrôle pour surveiller l'intégration des implants et de la greffe
Les risques spécifiques de la chirurgie de révision
La reprise de prothèse de hanche comporte les risques communs à toute chirurgie orthopédique, mais aussi des risques spécifiques liés à la complexité de l'intervention :
- Infection : le risque infectieux est plus élevé que lors d'une première pose (2 à 5 % selon les séries), en raison de la durée de l'intervention et des remaniements osseux. Une antibiothérapie préventive est systématique.
- Fracture peropératoire : le retrait des anciens implants et la préparation de l'os fragilisé exposent à un risque de fracture du fémur ou du bassin pendant l'intervention. Ces fractures sont traitées dans le même temps opératoire.
- Luxation : le risque de luxation est plus élevé qu'après une première pose, en raison de l'insuffisance musculaire et des remaniements capsulaires. Des précautions de mouvement peuvent être prescrites.
- Lésion nerveuse : l'allongement du membre ou les adhérences cicatricielles peuvent entraîner un étirement du nerf sciatique ou du nerf crural, le plus souvent réversible.
- Inégalité de longueur : la reconstruction osseuse peut rendre difficile la restauration exacte de la longueur du membre. La planification 3D permet de minimiser ce risque.
- Phlébite et embolie pulmonaire : risque augmenté par la durée de l'intervention et l'immobilisation. Prévention systématique par anticoagulants et bas de contention.
Information à visée pédagogique conforme à la loi du 4 mars 2002 sur l'information loyale, claire et appropriée. Ne se substitue pas à une consultation médicale individualisée. En cas d'urgence, contactez le 15 (SAMU) ou le service des urgences de la Polyclinique Saint-Roch au 04 67 61 88 88.
Questions fréquentes — Reprise de prothèse de hanche
Réponses du Dr Pierre-Étienne Moreau et du Dr Laurent Geiss, chirurgiens orthopédistes spécialistes de la hanche à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier.
L'usure d'une prothèse de hanche est longtemps silencieuse, ce qui rend le suivi radiographique régulier indispensable, même en l'absence de douleur. Les signes d'alerte cliniques sont la réapparition de douleurs à la marche après plusieurs années sans gêne, une boiterie nouvelle, une sensation d'instabilité ou des craquements articulaires. À la radiographie, le chirurgien recherche un liseré clair de descellement autour des implants, une usure visible du polyéthylène (excentrement de la tête fémorale dans la cupule) ou une fragilité osseuse en regard des implants. Le bilan peut être complété par un scanner et une scintigraphie en cas de doute, ainsi qu'un bilan biologique pour éliminer une infection chronique.
Une chirurgie de reprise de prothèse de hanche dure en moyenne 2 à 4 heures selon la complexité, contre 1 à 1h30 pour une première pose. Cette durée plus longue s'explique par le retrait des anciens implants, le nettoyage des tissus, l'éventuelle reconstruction osseuse par greffe ou cales métalliques, et la mise en place d'implants de révision spécifiques. L'hospitalisation dure en général 5 à 10 jours, suivie d'une rééducation en centre spécialisé pendant 3 à 4 semaines avant le retour à domicile. La récupération complète demande plusieurs mois et un suivi radiographique rapproché les deux premières années pour vérifier l'intégration osseuse des nouveaux implants.
La durée de vie d'une prothèse de révision est en général légèrement inférieure à celle d'une première pose, en raison de la qualité osseuse souvent altérée chez le patient déjà opéré. Cependant, les implants modernes (tiges modulaires, cupules antiprotrusives, couples céramique ou polyéthylène hautement réticulé) et les techniques actuelles permettent régulièrement d'obtenir des résultats durables de 15 à 20 ans, parfois davantage. Le suivi radiographique régulier — tous les 1 à 2 ans après la chirurgie — reste essentiel pour détecter précocement une nouvelle usure ou un descellement, et planifier une éventuelle nouvelle révision dans les meilleures conditions de capital osseux.
Oui, une infection de prothèse de hanche peut être traitée chirurgicalement, en association avec une antibiothérapie prolongée de 6 à 12 semaines. La stratégie chirurgicale dépend du type d'infection : précoce (dans les semaines suivant la pose) ou tardive (plusieurs années après). Deux approches existent : la reprise en un temps, où la prothèse est remplacée en une seule intervention après nettoyage et antibiothérapie ciblée ; et la reprise en deux temps, où la prothèse est retirée puis remplacée à distance (6 semaines à 3 mois) par une seconde intervention. La décision est prise au cas par cas avec un infectiologue, après identification du germe par ponction articulaire.
Le lever après une reprise de prothèse de hanche se fait en général au 2ᵉ ou 3ᵉ jour post-opératoire, sous supervision d'un kinésithérapeute. L'appui peut être complet d'emblée si la reconstruction osseuse est solide, ou partiel pendant 4 à 6 semaines en cas de greffe osseuse, de fracture peropératoire ou de tige longue. La marche sans canne est généralement reprise entre le 2ᵉ et le 4ᵉ mois selon la complexité de l'intervention. La rééducation est plus progressive qu'après une première pose, mais permet dans la grande majorité des cas de retrouver une marche autonome et une hanche indolore au quotidien.
Les risques principaux d'une reprise de prothèse de hanche sont l'infection (2 à 5 %), la fracture peropératoire du fémur lors du retrait des anciens implants, la luxation post-opératoire, la lésion nerveuse (étirement du sciatique le plus souvent réversible) et l'inégalité de longueur des membres. La phlébite et l'embolie pulmonaire sont prévenues par anticoagulants et bas de contention. Le risque infectieux est plus élevé qu'en première pose à cause de la durée de l'intervention et des remaniements osseux ; il est minimisé par une antibioprophylaxie systématique et un protocole d'asepsie strict. Tous ces risques sont expliqués en détail lors de la consultation pré-opératoire.
Prenez rendez-vous avec le Dr Moreau ou le Dr Geiss pour un bilan spécialisé à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier.
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