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CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE et TRAUMATOLOGIQUE - MONTPELLIER

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Accueil › La Hanche › Arthroscopie de la hanche

Arthroscopie de la hanche à Montpellier — Conflit fémoro-acétabulaire et lésions du labrum

Le Dr Pierre-Étienne Moreau et le Dr Laurent Geiss, chirurgiens orthopédistes spécialistes de la hanche à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier, réalisent l'arthroscopie de la hanche pour le diagnostic et le traitement des pathologies articulaires du sujet jeune et actif.

Une chirurgie mini-invasive sous caméra. L'arthroscopie permet d'explorer et de traiter l'intérieur de l'articulation de la hanche à travers de petites incisions de quelques millimètres. Avantages : cicatrices réduites, récupération rapide, moins de douleurs post-opératoires et risque d'infection diminué par rapport à la chirurgie ouverte.

Qu'est-ce que l'arthroscopie de la hanche ?

L'arthroscopie de la hanche est une intervention chirurgicale mini-invasive qui utilise une caméra haute définition et des instruments spécialisés insérés à travers 2 à 3 petites incisions (portails) de 5 à 10 mm. Elle permet au chirurgien de visualiser l'intérieur de l'articulation en temps réel et de traiter les lésions sans avoir à ouvrir l'articulation.

L'articulation de la hanche étant profonde et entourée de muscles épais, l'arthroscopie nécessite une table de traction spéciale qui permet d'écarter la tête fémorale du cotyle pour créer l'espace nécessaire au passage des instruments. C'est une chirurgie techniquement exigeante qui nécessite un chirurgien entraîné et un plateau technique adapté.


Quelles pathologies sont traitées par arthroscopie ?

Le conflit fémoro-acétabulaire (impingement)

C'est l'indication principale de l'arthroscopie de hanche. Il s'agit d'un conflit mécanique entre la tête fémorale et le rebord du cotyle, lié à une anomalie de forme de l'une ou des deux surfaces articulaires :

  • Conflit type came (cam) : excès osseux sur la tête fémorale ou la jonction tête-col, qui vient buter contre le rebord du cotyle lors des mouvements de flexion et de rotation
  • Conflit type pince (pincer) : excès de couverture du cotyle qui vient « pincer » le labrum et la tête fémorale lors des mouvements
  • Conflit mixte : association des deux types — c'est la forme la plus fréquente
Le conflit fémoro-acétabulaire non traité peut évoluer vers des lésions du labrum, du cartilage, puis vers une arthrose précoce de la hanche. Un diagnostic et un traitement précoces permettent de préserver l'articulation et de retarder, voire d'éviter, la prothèse.

Les lésions du labrum acétabulaire

Le labrum est un fibrocartilage en forme d'anneau qui borde le rebord du cotyle. Il joue un rôle de joint d'étanchéité, de stabilisateur et de répartiteur de pression dans l'articulation. Les lésions du labrum sont le plus souvent associées au conflit fémoro-acétabulaire. Elles provoquent des douleurs inguinales, des blocages et une sensation d'instabilité. L'arthroscopie permet de réparer ou débrider le labrum lésé.

Les autres indications

  • Corps étrangers articulaires : fragments de cartilage ou d'os libres dans l'articulation, responsables de blocages et de craquements
  • Lésions cartilagineuses focales : zones d'usure localisée du cartilage, accessibles à un traitement de microfractures ou de greffe
  • Pathologie du ligament rond : rupture ou lésion dégénérative du ligament rond de la tête fémorale
  • Synovite : inflammation de la membrane synoviale de l'articulation

Quand consulter ? Les symptômes du conflit fémoro-acétabulaire

Les douleurs de hanche chez les patients de moins de 50 ans ne sont pas toujours liées à l'arthrose. Les symptômes typiques du conflit fémoro-acétabulaire sont :

  • Douleur au pli de l'aine (douleur inguinale), souvent déclenchée par la position assise prolongée, la flexion de hanche ou les activités sportives
  • Sensation de blocage ou d'accrochage dans l'articulation
  • Craquements lors de certains mouvements
  • Raideur progressive en flexion et en rotation interne
  • Douleur à l'effort sportif — en particulier dans les sports impliquant des mouvements de pivot, de flexion profonde ou de frappe (football, arts martiaux, danse, yoga)
Ne pas confondre avec une pathologie lombaire ou pubo-inguinale. La douleur de hanche d'origine articulaire siège typiquement au pli de l'aine et peut irradier vers la cuisse. Un examen clinique spécialisé complété par un arthroscanner ou une IRM permet de poser le diagnostic.

Le bilan diagnostique

Le diagnostic de conflit fémoro-acétabulaire et de lésion du labrum repose sur :

  • L'examen clinique spécialisé : tests de conflit (flexion-adduction-rotation interne), évaluation des amplitudes articulaires, test de FADIR, test d'impingement antérieur
  • Les radiographies standard : bassin de face, profil de Dunn, faux profil de Lequesne — recherche d'une bosse de came, d'un excès de couverture, d'un pincement articulaire
  • L'arthroscanner ou l'IRM : analyse précise du labrum, du cartilage et des anomalies osseuses. L'arthroscanner avec injection de produit de contraste est l'examen de référence pour les lésions du labrum.
Conseil : si votre médecin traitant suspecte un conflit fémoro-acétabulaire, il peut vous prescrire des radiographies du bassin et de la hanche en amont de la consultation spécialisée pour vous faire gagner du temps.

Le traitement médical

En première intention, un traitement médical bien conduit est proposé :

  • Modification de l'activité : éviter temporairement les mouvements déclenchant la douleur (flexion profonde, rotation)
  • Kinésithérapie : renforcement des muscles stabilisateurs de la hanche (moyen fessier, pelvi-trochantériens), travail de la mobilité, correction des compensations
  • Anti-inflammatoires en cas de poussée douloureuse
  • Infiltration intra-articulaire : à visée diagnostique (test anesthésique) et thérapeutique (corticoïdes)

La chirurgie est proposée en cas d'échec du traitement médical bien conduit (3 à 6 mois), ou d'emblée en cas de lésion mécanique évidente (corps étranger, lésion du labrum instable).


Le déroulement de l'arthroscopie

L'intervention est réalisée sous anesthésie générale, le patient installé sur une table de traction orthopédique. Une traction est appliquée sur le membre inférieur pour ouvrir l'espace articulaire et permettre le passage des instruments. Deux à trois portails (incisions de 5 à 10 mm) sont réalisés autour de la hanche. La caméra et les instruments sont insérés sous contrôle fluoroscopique (radiographie peropératoire).

Les gestes réalisés dépendent des lésions retrouvées :

  • Résection de la bosse de came : l'excès osseux sur la tête fémorale est réséqué à la fraise motorisée pour restaurer la sphéricité de la tête
  • Réparation ou débridement du labrum : le labrum est réparé par des ancres miniaturisées lorsque c'est possible, ou débridé lorsque le tissu est trop dégénératif
  • Résection de la pince acétabulaire : l'excès de couverture du cotyle est réduit
  • Ablation de corps étrangers
  • Microfractures : traitement des lésions cartilagineuses focales

Durée de l'intervention : 1 à 2 heures selon la complexité des lésions.


Les suites opératoires

  • Hospitalisation : chirurgie ambulatoire (entrée et sortie le même jour) dans la majorité des cas, ou hospitalisation d'une nuit
  • Appui : appui partiel avec deux cannes-béquilles pendant 2 à 4 semaines selon les gestes réalisés
  • Rééducation : débutée rapidement — mobilisation passive puis active, renforcement progressif du moyen fessier et des stabilisateurs de hanche. Balnéothérapie conseillée.
  • Reprise du sport : sports en ligne droite (vélo, natation) à partir de 6 semaines, sports de pivot et de contact à partir de 3 à 6 mois selon les lésions
  • Suivi : consultation à 6 semaines puis à 3 mois avec radiographies de contrôle
Récupération : la durée de rééducation est de 3 à 6 mois. Le résultat définitif est apprécié à 6 mois de l'intervention. Les meilleurs résultats sont obtenus chez les patients jeunes, sans arthrose constituée, opérés à un stade précoce.

Les risques de l'arthroscopie de hanche

Comme toute chirurgie, l'arthroscopie de hanche comporte des risques, bien que rares :

  • Lésion nerveuse : l'étirement du nerf pudendal ou du nerf cutané latéral de la cuisse lié à la traction est la complication la plus fréquente (2 à 5 %). Elle se manifeste par des engourdissements transitoires qui régressent en quelques jours à quelques semaines.
  • Infection : risque très faible (< 0,5 %) grâce au caractère mini-invasif de l'intervention
  • Fracture iatrogène : risque exceptionnel de fracture du col fémoral après résection d'une bosse de came trop agressive
  • Hématome au niveau des portails
  • Raideur post-opératoire : prévenue par la rééducation précoce
  • Échec : certaines lésions avancées (arthrose débutante, lésion cartilagineuse étendue) peuvent ne pas répondre favorablement au traitement arthroscopique. Un bilan précis et une indication rigoureuse permettent de minimiser ce risque.
Indication rigoureuse : l'arthroscopie de hanche donne ses meilleurs résultats lorsqu'elle est réalisée avant l'installation de l'arthrose. En présence d'un pincement articulaire avancé, les résultats sont moins bons. C'est pourquoi un diagnostic et une prise en charge précoces sont essentiels.

Information à visée pédagogique conforme à la loi du 4 mars 2002 sur l'information loyale, claire et appropriée. Ne se substitue pas à une consultation médicale individualisée. En cas d'urgence, contactez le 15 (SAMU) ou le service des urgences de la Polyclinique Saint-Roch au 04 67 61 88 88.


Questions fréquentes — Arthroscopie de la hanche

Réponses du Dr Pierre-Étienne Moreau et du Dr Laurent Geiss, chirurgiens orthopédistes spécialistes de la hanche à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier.

Le conflit fémoro-acétabulaire est un conflit mécanique entre la tête fémorale et le rebord du cotyle, lié à une anomalie de forme de l'une ou des deux surfaces articulaires. On distingue trois formes : le conflit type came, où un excès osseux sur la tête fémorale ou la jonction tête-col vient buter contre le rebord du cotyle ; le conflit type pince, où un excès de couverture du cotyle vient pincer le labrum ; et le conflit mixte, le plus fréquent. Sans traitement, ces frottements anormaux endommagent progressivement le labrum puis le cartilage et peuvent évoluer vers une arthrose précoce de la hanche. Un diagnostic et une prise en charge précoces permettent de préserver l'articulation et de retarder, voire éviter, la prothèse.

L'arthroscopie de hanche est réalisée sous anesthésie générale et est donc totalement indolore pendant l'intervention. Les douleurs post-opératoires sont modérées et bien contrôlées par les antalgiques courants. Les incisions, longues de 5 à 10 mm seulement, cicatrisent rapidement et laissent des cicatrices discrètes. La traction appliquée pendant l'intervention peut entraîner une gêne transitoire au pli de l'aine ou au périnée pendant quelques jours. La majorité des patients rentrent chez eux le jour même en ambulatoire. La récupération du confort à la marche est plus rapide qu'après une chirurgie ouverte, ce qui en fait une option privilégiée chez les patients jeunes et actifs.

La reprise du sport après une arthroscopie de hanche est progressive sur 3 à 6 mois, selon les lésions traitées et le sport pratiqué. Les sports en ligne droite comme le vélo ou la natation peuvent être repris vers 6 semaines, dès que la marche est confortable sans canne. Les sports de pivot, de saut ou de contact (football, arts martiaux, danse, sports collectifs) nécessitent en général 3 à 6 mois de récupération, le temps que la cicatrisation tissulaire soit complète et que la musculature soit restaurée. La reprise est validée par le chirurgien lors des consultations de suivi à 6 semaines et 3 mois, en fonction de la récupération clinique et fonctionnelle.

Oui, c'est l'un des objectifs principaux de l'arthroscopie de hanche, à condition d'être réalisée à un stade précoce, avant que l'arthrose ne s'installe. En corrigeant le conflit fémoro-acétabulaire et en réparant le labrum, on supprime la cause du frottement anormal et on préserve le cartilage articulaire encore sain. Les meilleurs résultats sont obtenus chez les patients jeunes, sans pincement articulaire radiographique, opérés tôt dans l'évolution de la maladie. À l'inverse, en présence d'une arthrose constituée, l'arthroscopie ne donne pas de bons résultats et la prothèse devient le traitement de référence. C'est pourquoi un diagnostic précoce est essentiel chez le sujet jeune.

La durée de l'arrêt de travail après arthroscopie de hanche dépend principalement de la nature de l'activité professionnelle : 2 à 3 semaines pour un travail sédentaire, 6 à 8 semaines pour un travail physique impliquant de la marche, des stations debout prolongées ou du port de charges. La conduite automobile est reprise en moyenne au bout de 3 à 4 semaines, lorsque le contrôle musculaire du membre opéré permet un freinage d'urgence en sécurité. Les sports en ligne droite redémarrent à 6 semaines, les sports de pivot ou de contact entre 3 et 6 mois. Ces durées sont indicatives et individualisées en consultation pré-opératoire selon les gestes prévus.

Les complications de l'arthroscopie de hanche sont rares grâce au caractère mini-invasif de l'intervention. La plus fréquente est un engourdissement transitoire lié à la traction sur le nerf pudendal ou le nerf cutané latéral de la cuisse (2 à 5 % des cas), qui régresse spontanément en quelques jours à quelques semaines. Le risque d'infection profonde est très faible (moins de 0,5 %). Le risque de fracture du col fémoral après résection d'une bosse de came est exceptionnel et lié à une résection trop agressive. L'échec thérapeutique est possible en cas de lésions cartilagineuses avancées ou d'arthrose débutante. C'est pourquoi une indication rigoureuse, posée par un chirurgien entraîné, est essentielle.


Douleur de hanche chez le sujet jeune ? Suspicion de conflit fémoro-acétabulaire ?

Prenez rendez-vous avec le Dr Moreau ou le Dr Geiss pour un bilan spécialisé à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier.

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Dr Pierre-Étienne Moreau & Dr Laurent Geiss — Chirurgiens orthopédistes spécialistes de la hanche
Polyclinique Saint-Roch — 550 avenue du Colonel André Pavelet, 34070 Montpellier
Tél. : 04 67 41 65 00

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