CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE et TRAUMATOLOGIQUE - MONTPELLIER
CHIRURGIE OSSEUSE ET ARTICULAIRE - CHIRURGIE PROTHÉTIQUE - CHIRURGIE ARTHROSCOPIQUE - CHIRURGIE DU SPORT
Chirurgie de la hanche à Montpellier
Le Dr Pierre-Étienne Moreau et le Dr Laurent Geiss, chirurgiens orthopédistes spécialisés dans la chirurgie de la hanche à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier, vous présentent leur spécialité : prothèse par voie antérieure mini-invasive, planification 3D peropératoire, arthroscopie de la hanche et programme SHERPA de récupération rapide.
Une chirurgie en pleine évolution
La chirurgie de la hanche a profondément changé en quinze ans. Les voies d'abord, les implants, l'imagerie pré-opératoire et la rééducation se sont conjugués pour transformer ce qui était autrefois une intervention lourde en un parcours rapide, sûr et reproductible.
Notre approche repose sur trois piliers technologiques qui, combinés, donnent à chaque patient les meilleures chances d'un résultat durable et d'un retour rapide à une vie active.
La voie antérieure mini-invasive
C'est la seule technique d'abord qui ne sectionne aucun muscle ni tendon : le chirurgien passe entre les muscles pour exposer l'articulation. Moins de douleur, récupération plus rapide, risque de luxation très faible, et surtout aucune restriction de mouvement après l'opération.
La planification 3D
À partir d'un scanner pré-opératoire, votre hanche est reconstituée en trois dimensions. Le choix de la taille des implants, l'orientation de la cupule, la longueur de la tige fémorale et la restauration de la longueur de jambe sont calculés avant l'intervention, puis vérifiés au bloc opératoire. L'objectif : reproduire au plus près votre biomécanique naturelle, millimètre par millimètre.
Le programme SHERPA
Notre parcours de récupération rapide après prothèse articulaire (RAAC) associe gestion optimale de la douleur, lever précoce dès le jour de l'intervention, rééducation pluri-quotidienne structurée et coordination du retour à domicile. Plus de 90 % des patients rentrent chez eux entre le 3e et le 4e jour, en toute sécurité.
Les pathologies que nous traitons
Coxarthrose & prothèse de hanche
Usure progressive du cartilage de la hanche. Lorsque le traitement médical ne suffit plus, la prothèse totale de hanche par voie antérieure mini-invasive est la solution la plus durable.
En savoir plus →Arthroscopie de la hanche
Conflit fémoro-acétabulaire, lésions du labrum, corps étrangers : chirurgie mini-invasive sous caméra par incisions de 5 mm. Privilégiée chez les patients jeunes et actifs.
En savoir plus →Fractures de la hanche
Col du fémur, fractures per-trochantériennes, fractures du cotyle : urgences traumatologiques. Prise en charge chirurgicale rapide pour une remise à la marche optimale.
En savoir plus →Voie antérieure mini-invasive
La technique qui ne coupe aucun muscle. Récupération plus rapide, aucune restriction de mouvement.
En savoir plus →Reprise de prothèse
Chirurgie de révision après descellement, usure ou complication. Reconstruction osseuse et changement d'implants.
En savoir plus →Resurfaçage de hanche
Alternative conservatrice à la prothèse totale chez les patients jeunes et actifs. Seule la surface articulaire est remplacée.
En savoir plus →PRP & facteurs de croissance
Traitement biologique des lésions tendineuses et cartilagineuses. Stimulation naturelle de la réparation tissulaire.
En savoir plus →La chirurgie : un recours, pas un réflexe
La majorité des patients qui consultent pour une douleur de hanche ne relèvent pas d'une indication chirurgicale immédiate. La hanche est avant tout une articulation que l'on cherche à préserver le plus longtemps possible.
Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, la chirurgie prothétique n'est proposée qu'après échec d'un traitement médical bien conduit : kinésithérapie ciblée, infiltrations articulaires, perte de poids le cas échéant, adaptation des activités, antalgiques. Ce traitement conservateur peut suffire pendant plusieurs années, en particulier dans les arthroses débutantes ou modérées.
La décision chirurgicale est prise individuellement, après une consultation spécialisée et un bilan d'imagerie complet, en fonction de votre gêne fonctionnelle, de la douleur résiduelle malgré le traitement, et de l'altération radiographique.
Urgences hanche & traumatologie
Information à visée pédagogique conforme à la loi du 4 mars 2002 sur l'information loyale, claire et appropriée. Ne se substitue pas à une consultation médicale individualisée. En cas d'urgence, contactez le 15 (SAMU) ou le service des urgences de la Polyclinique Saint-Roch au 04 67 61 88 88.
Questions fréquentes — Chirurgie de la hanche
Réponses du Dr Pierre-Étienne Moreau et du Dr Laurent Geiss, chirurgiens orthopédistes spécialistes de la hanche à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier.
Une prothèse de hanche moderne dure en moyenne 20 à 30 ans, parfois davantage. Les progrès récents sur les matériaux ont considérablement amélioré la longévité des implants. Cette longévité tient à deux générations de progrès : les couples céramique-céramique et céramique-polyéthylène hautement réticulé, qui réduisent l'usure de plusieurs ordres de grandeur par rapport aux anciens couples métal-polyéthylène. À titre de repère, environ 90 % des prothèses de hanche posées aujourd'hui sont toujours fonctionnelles à 15 ans selon les registres internationaux. Un suivi radiographique régulier — tous les 1 à 2 ans après cinq ans — permet de détecter une usure avant qu'elle ne devienne symptomatique et d'envisager une reprise dans les meilleures conditions.
La voie antérieure mini-invasive est la seule technique d'abord chirurgical qui ne sectionne aucun muscle ni tendon. Le chirurgien passe entre les muscles pour atteindre l'articulation. Concrètement, l'incision se fait sur la face avant de la cuisse, et le chirurgien dissocie sans les couper les muscles tenseur du fascia lata et sartorius pour exposer la hanche. Les conséquences pour le patient sont nettes : moins de douleur post-opératoire, récupération plus rapide, risque de luxation très faible, et surtout aucune restriction de mouvement après l'opération — pas besoin d'éviter le croisement des jambes, l'accroupissement ou la rotation interne, contrairement aux voies postérieures classiques. La grande majorité des patients peuvent se chausser, conduire et reprendre une vie autonome dans les semaines qui suivent.
La planification 3D consiste à reconstituer en trois dimensions, à partir d'un scanner pré-opératoire, l'anatomie exacte de votre hanche pour choisir et positionner virtuellement la prothèse avant l'opération. Cette technologie permet d'adapter chaque implant à votre morphologie unique : taille de la cupule cotyloïdienne, diamètre et longueur de la tige fémorale, orientation des composants, restauration de la longueur de jambe. L'objectif est de reproduire au plus près votre biomécanique naturelle et d'éviter les défauts de positionnement responsables de douleurs résiduelles ou d'inégalités de longueur. Au bloc opératoire, le plan numérique sert de référence et peut être vérifié en temps réel pour confirmer le bon positionnement de la prothèse, millimètre par millimètre.
L'hospitalisation après prothèse de hanche dure en moyenne 3 à 4 jours à la Polyclinique Saint-Roch, dans le cadre du programme SHERPA de récupération rapide. Le programme SHERPA (Service d'Hospitalisation, d'Éducation et de Rééducation après Prothèse Articulaire) est un parcours RAAC (Récupération Améliorée Après Chirurgie) structuré : prise en charge anesthésique optimisée, lever précoce dès le jour de l'intervention, rééducation pluri-quotidienne, gestion personnalisée de la douleur. Plus de 90 % des patients rentrent à domicile au 4ᵉ jour en toute sécurité. Un suivi téléphonique par une coordinatrice les premiers jours et un protocole de rééducation à domicile permettent ce retour rapide sans compromis sur la sécurité.
La conduite est généralement reprise entre la 4ᵉ et la 6ᵉ semaine post-opératoire, et la plupart des activités sportives entre le 3ᵉ et le 6ᵉ mois selon leur intensité. Pour la conduite, le critère est la récupération de réflexes suffisants pour un freinage d'urgence — testé en consultation. La voie antérieure mini-invasive accélère ce délai, certains patients reprenant dès 3 à 4 semaines. Côté sport : marche et vélo d'appartement dès la sortie d'hospitalisation, vélo de route et natation vers 2-3 mois, golf et randonnée vers 3 mois, ski et tennis en double vers 4-6 mois. Les sports à impact répétés (course à pied, tennis simple, sports collectifs) sont déconseillés à long terme pour préserver l'implant.
Les risques principaux d'une prothèse totale de hanche sont l'infection (moins de 1 %), la luxation, la phlébite, l'inégalité de longueur des membres et le descellement à long terme — risques minimisés par les techniques modernes. L'infection profonde est la complication la plus redoutée, prévenue par l'antibioprophylaxie, l'asepsie chirurgicale stricte et les flux laminaires du bloc opératoire. La luxation est très rare en voie antérieure mini-invasive (le geste épargne les muscles stabilisateurs). La phlébite est prévenue par anticoagulants et lever précoce. L'inégalité de longueur de jambe est limitée à quelques millimètres grâce à la planification 3D. Le descellement aseptique à long terme reste la cause principale de reprise au-delà de 20 ans. Tous ces risques vous sont expliqués en consultation pré-opératoire.
L'arthroscopie de la hanche est une chirurgie mini-invasive réalisée sous caméra par des incisions de quelques millimètres, qui permet de traiter l'intérieur de l'articulation sans grande ouverture. Elle est indiquée principalement pour le conflit fémoro-acétabulaire (cames et pincers), les lésions du labrum (anneau cartilagineux du cotyle), les corps étrangers intra-articulaires et certaines lésions cartilagineuses focales. Le chirurgien introduit une caméra haute définition et de fins instruments par 2 à 3 incisions de 5 mm. L'intervention dure en moyenne 60 à 90 minutes, se déroule en ambulatoire dans la plupart des cas, et la récupération est nettement plus rapide qu'avec une chirurgie ouverte. Cette option est privilégiée chez les patients jeunes et actifs.
Le programme SHERPA est un parcours de récupération rapide après prothèse articulaire, structuré pour permettre un retour à domicile en 3-4 jours en toute sécurité, avec rééducation précoce et coordination personnalisée. SHERPA signifie Service d'Hospitalisation, d'Éducation et de Rééducation après Prothèse Articulaire. Le parcours commence dès la consultation pré-opératoire avec l'éducation thérapeutique, se poursuit par une optimisation anesthésique (anesthésie locorégionale, gestion préventive de la douleur), un lever dès le jour de l'opération et une rééducation pluri-quotidienne ciblée. Une coordinatrice de parcours suit chaque patient à distance les premiers jours après le retour à domicile. Plus de 90 % des patients y parviennent sans difficulté, avec une satisfaction très supérieure à l'hospitalisation classique.
Oui, la prothèse de hanche n'est jamais une urgence et n'est proposée qu'après échec d'un traitement médical bien conduit pendant plusieurs mois. Le traitement conservateur de la coxarthrose repose sur plusieurs piliers : antalgiques et anti-inflammatoires en cures, kinésithérapie ciblée (renforcement des fessiers, étirements, mobilité), perte de poids le cas échéant, adaptation des activités sportives, infiltrations articulaires (corticoïdes, acide hyaluronique) et injections de PRP. Ce traitement médical peut suffire pendant plusieurs années chez les arthroses débutantes ou modérées. La décision chirurgicale est prise individuellement, en fonction de la gêne fonctionnelle, de la douleur résiduelle malgré le traitement, et de l'altération radiographique. La chirurgie devient pertinente quand la qualité de vie est durablement altérée.
Prenez rendez-vous avec le Dr Moreau ou le Dr Geiss pour un bilan personnalisé à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier.
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