CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE et TRAUMATOLOGIQUE - MONTPELLIER
CHIRURGIE OSSEUSE ET ARTICULAIRE - CHIRURGIE PROTHÉTIQUE - CHIRURGIE ARTHROSCOPIQUE - CHIRURGIE DU SPORT
La pose d'une prothèse du genou
La prothèse de genou est une articulation artificielle qui remplace le genou abîmé. On réalise environ 50 000 opérations de prothèses de genou par an en France, plus de 350 par an à la Clinique Saint-Roch.
On distingue trois grands types de prothèses :
- Prothèse partielle (PUC) : lorsque les lésions sont limitées à une partie de l'articulation (fémoro-tibiale interne, externe, ou fémoro-patellaire) — prothèse unicompartimentale.
- Prothèse totale (PTG) : qui remplace la totalité des surfaces articulaires du fémur, du tibia et de la rotule — prothèse tricompartimentale.
- Prothèse de reprise : lorsque les ligaments sont totalement détruits ou que les destructions osseuses sont trop importantes.
La prothèse partielle du genou (PUC) : prothèse unicompartimentale
On utilise ce type de prothèse de genou si une seule partie de l'articulation est changée et si l'état ligamentaire est conservé. Son principe consiste à resurfacer l'os.
Elle comporte un patin métallique encastré et le plus souvent cimenté à la place du cartilage du fémur usé, et un plateau fixé sur le tibia constitué d'une partie métallique fixée dans l'os et d'une partie en polyéthylène sur laquelle frottera le patin fémoral métallique.
Pour régler au mieux l'axe et la tension des ligaments, le chirurgien dispose de plusieurs tailles de patins et de plateaux métalliques et de différentes épaisseurs de polyéthylène (8 mm au minimum pour éviter une usure prématurée). Si, à long terme, la prothèse unicompartimentale se descelle, elle peut être reprise par une prothèse tricompartimentale.
La prothèse totale du genou (PTG) : prothèse tricompartimentale
On utilise la prothèse totale de genou si toute l'articulation est changée. Cette prothèse est plus ou moins contrainte, en fonction de l'usure osseuse et ligamentaire.
Elle se compose de trois parties : une pièce métallique (alliage cobalt-chrome) qui remplace la partie usée du fémur, soumise à d'importantes forces de frottement ; une pièce en polyéthylène implantée sur la rotule qui permet le glissement entre fémur et tibia ; une pièce métallique (titane) qui remplace la partie usée sur le tibia, avec un plateau en polyéthylène amovible.
Les pièces métalliques fémorales et tibiales sont ancrées à l'os par des systèmes de fixation cimentés ou non cimentés. Le plateau en polyéthylène amovible peut être fixe ou mobile. Fixe en raison de la suppression des deux ligaments croisés ou de la suppression du ligament croisé antérieur et de la conservation du ligament croisé postérieur. Mobile pour faciliter les mouvements de rotation qui accompagnent normalement la flexion et l'extension du genou.
La prothèse de reprise
Les prothèses de reprise peuvent comporter de longues tiges et/ou des cales fixées avec ou sans ciment dans le canal diaphysaire du fémur et du tibia. Elles sont le plus souvent associées à une greffe osseuse compte tenu des destructions ligamentaires et osseuses importantes. Ces prothèses sont généralement plus contraintes, certaines constituant des améliorations des anciennes prothèses à charnière aujourd'hui abandonnées.
Comment se déroule l'opération de prothèse du genou ?
Il faut prévoir un séjour de 1 à 4 jours à la clinique puis soit une rééducation à domicile avec un kinésithérapeute spécifique soit 2 à 3 semaines en centre de rééducation.
Arrivée la veille et préparation cutanée. Signalez à l'infirmière toute fièvre récente même banale ou tout problème local, source potentielle d'infection (plaie, bouton, croûte) : cela risque d'annuler l'intervention. N'oubliez pas tous vos documents (en particulier les examens radiographiques). Respectez les consignes propres à toute anesthésie (nourriture, boisson, tabac). Généralement, une prémédication est prescrite (sédatif léger mais surtout relaxant).
L'intervention se déroule dans une salle d'opération adaptée tout particulièrement à la chirurgie prothétique et orthopédique. Le geste chirurgical est alors réalisé (durée moyenne 1 heure à 2 suivant la complexité). Fermeture de la peau (fils résorbables). Contention par attelle amovible.
L'opération de prothèse du genou est encadrée par : une antibioprophylaxie (injection préventive d'antibiotiques), débutée juste avant l'intervention et poursuivie 48 heures ; une prise en charge de la douleur (cathéter posé à la racine du membre ou pompe à morphine) ; une couverture anticoagulante prolongée, associée au port de chaussettes de contention des membres inférieurs (45 jours). Une attelle de cryothérapie sera mise en place immédiatement.
Après l'intervention, le transfert en salle de réveil est obligatoire. Votre surveillance sera alors assurée par une équipe distincte de celle du bloc opératoire qui n'assure que le réveil et la surveillance post-anesthésique des patients.
Quelles sont les suites opératoires ?
Le premier lever est autorisé dès le soir de la chirurgie, 4 heures après l'intervention. Il doit être effectué en présence du kinésithérapeute qui saura vous assister et vous guider en toute sécurité.
La rééducation du genou démarre le plus rapidement possible : vous serez encouragé à mobiliser très vite votre genou. Le but est double : éviter la fonte musculaire et récupérer les mobilités articulaires (l'objectif étant de maintenir 90° de flexion et surtout d'éviter l'apparition d'un flessum). La douleur n'est pas un obstacle à la mobilisation active du genou opéré puisque le cathéter crural est laissé en place.
Des indications appropriées vous seront fournies par votre chirurgien, votre kinésithérapeute et éventuellement votre médecin rééducateur si vous partez en centre de rééducation. Les cannes seront à conserver environ 3 semaines.
Quels sont les risques de la mise en place d'une prothèse de genou ?
Comme toute intervention, un accident anesthésique est possible. Il est actuellement rarissime. Malgré toutes les précautions pré-opératoires, il existe des risques à ce type d'intervention. Ces complications chirurgicales potentielles sont variées mais rares.
Risques généraux
- Hématome (pouvant justifier un drainage, voire une transfusion)
- Troubles de cicatrisation (pouvant justifier des soins locaux ou une reprise chirurgicale de la cicatrice)
- Troubles de la sensibilité par atteinte des petits nerfs sensitifs sous-cutanés
- Blessure d'une veine, d'une artère
- Elongation ou paralysie transitoire d'un nerf (exceptionnel)
- Infection superficielle ou profonde (nécessitant le plus souvent une seconde intervention et un traitement antibiotique)
- Complication thrombo-embolique (phlébite et/ou embolie pulmonaire), malgré la prévention par héparine, le port de bas de contention et la mobilisation précoce
Risques spécifiques à la prothèse du genou
- Complications peropératoires : adaptation des gestes prévus en fonction des découvertes, fracture autour de la prothèse pouvant nécessiter une ostéosynthèse complémentaire
- Défaut de cicatrisation avec au pire apparition d'une nécrose cutanée, pouvant conduire à une reprise chirurgicale
- Infection : peut survenir dans les suites immédiates comme plus tard (infection hématogène). Elle nécessite un traitement antibiotique adapté et peut conduire à un nettoyage ou une ablation de la prothèse. Ce risque justifie le traitement de tout foyer infectieux potentiel : pulmonaire, dentaire, urinaire ou cutané
- Raideur : la flexion doit atteindre 90° en actif au bout de 10 jours. Si ce résultat n'est pas obtenu à 3 semaines, une mobilisation sous anesthésie pourra être proposée. Plus tardivement, une arthrolyse sera nécessaire
- Douleurs résiduelles : le plus souvent résolutives en quelques mois, parfois plus longues (algodystrophie)
- Laxité résiduelle (souvent interne) : fonction des compromis ligamentaires et du type de prothèse utilisée
- Descellement : sans cause apparente ou en cas de surcharge pondérale ou de surutilisation, pouvant conduire à un remplacement anticipé
- Usure de la prothèse : durée de vie espérée de 15 à 25 ans, variable d'un patient à l'autre et influencée par le degré de contrainte de la prothèse
La chirurgie robotique du genou — Robot ANDY
Robot ANDY® — Amplitude
La Polyclinique Saint-Roch de Montpellier est l'un des premiers centres privés en France à être équipé du robot ANDY®, le premier robot français dédié à la chirurgie du genou, développé par la société Amplitude (Valence). L'équipe chirurgicale du cabinet Orthodoc (Dr Alonso et Dr Cottalorda) a été associée à sa conception.
Le robot ANDY® assiste le chirurgien lors de la pose de prothèses totales et unicompartimentaires du genou grâce à un bras robotisé et un logiciel de planification 3D. Il offre une précision accrue des coupes osseuses, un meilleur positionnement de la prothèse et une récupération optimisée pour le patient. Le chirurgien conserve le contrôle total du geste opératoire, avec une sécurité renforcée : le bras robotique empêche tout dépassement au-delà des limites définies.
La prothèse du genou avec le protocole de récupération rapide
Votre prothèse du genou peut être réalisée dans le cadre du programme SHERPA (Service d'Hospitalisation, d'Education et de Rééducation après Prothèse Articulaire), un protocole de récupération rapide après chirurgie qui permet un retour à domicile précoce et sécurisé.
Quelques précisions utiles avant votre intervention
Toilette et pansement
Les pansements sont changés par une infirmière tous les 2 jours pendant 15 jours. Les douches sont autorisées à partir du 3e jour avec un film plastique de protection. Le pansement sera retiré au bout de 15 jours.
Conduite automobile
La conduite automobile est habituellement reprise entre 2 et 3 mois après l'intervention, selon le type de chirurgie et le côté opéré.
Reprise du travail
La reprise du travail dépend de votre activité professionnelle. Comptez 4 à 6 semaines pour un travail sédentaire et 4 à 6 mois pour un travail manuel.
Reprise du sport
La natation est autorisée à partir de 45 jours. La course à pied à partir de 2 mois. Les sports de contact et les sports pivot sont repris à partir de 6 mois en fonction de la récupération musculaire.
Questions fréquentes
La durée de vie espérée d'une prothèse du genou est de 15 à 25 ans. Elle est variable d'un patient à l'autre et dépend de plusieurs facteurs : le type de prothèse, le niveau d'activité, le poids du patient et la qualité osseuse. Lorsque la prothèse est usée, une intervention de reprise (changement de la prothèse) peut être réalisée.
La PUC (prothèse unicompartimentale) ne remplace qu'une partie du genou et conserve les ligaments croisés. Elle est indiquée lorsque l'arthrose est limitée à un seul compartiment. La PTG (prothèse totale) remplace toute l'articulation. La PUC offre une récupération plus rapide et des sensations plus naturelles, mais nécessite des conditions strictes pour être posée (ligaments intacts, arthrose limitée).
Avec le protocole SHERPA de récupération rapide, la durée d'hospitalisation est de 1 à 4 jours. Le lever est autorisé dès le soir de l'intervention. La sortie se fait lorsque les critères de sécurité sont remplis : autonomie à la marche avec cannes, flexion suffisante, douleur contrôlée.
Ce n'est pas systématique. Beaucoup de patients rentrent directement à domicile avec une rééducation par un kinésithérapeute à domicile ou en cabinet. Le centre de rééducation est proposé aux patients qui vivent seuls, qui ont des difficultés d'accès au domicile ou qui présentent des comorbidités nécessitant une surveillance rapprochée.
Oui, de nombreux sports sont possibles après prothèse du genou : marche, randonnée, vélo, natation, golf, ski alpin modéré. Les sports à impact (course à pied, tennis en simple, sports de contact) sont déconseillés car ils accélèrent l'usure de la prothèse. Votre chirurgien vous conseillera sur les activités adaptées.
Le robot ANDY® est le premier robot français dédié à la chirurgie du genou, développé par la société Amplitude. La Polyclinique Saint-Roch de Montpellier est l'un des premiers centres privés en France à en être équipé. L'équipe chirurgicale du cabinet Orthodoc (Dr Alonso et Dr Cottalorda) a été associée à sa conception. Il assiste le chirurgien lors de la pose de prothèses grâce à un bras robotisé et un logiciel de planification 3D, offrant une précision accrue des coupes osseuses, un meilleur positionnement de la prothèse et une récupération optimisée.
Prenez rendez-vous avec nos spécialistes du genou
Polyclinique Saint-Roch — Montpellier
Polyclinique Saint-Roch — 550, avenue du Colonel André Pavelet — 34070 Montpellier
Tél. : 04 67 41 65 00
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