CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE et TRAUMATOLOGIQUE - MONTPELLIER
CHIRURGIE OSSEUSE ET ARTICULAIRE - CHIRURGIE PROTHÉTIQUE - CHIRURGIE ARTHROSCOPIQUE - CHIRURGIE DU SPORT
L'arthrose du genou
L'arthrose du genou est une maladie due à une usure du cartilage. Le cartilage est un tissu vivant qui se renouvelle régulièrement. Les cellules qui composent le cartilage sont appelées chondrocytes, cellules très spécifiques de forme arrondie, réparties dans toute la matrice du cartilage. La matrice a la capacité de retenir ou de libérer des molécules d'eau sous l'effet de la pression (par exemple lors de la marche), expliquant ainsi l'élasticité du cartilage.
L'arthrose du genou peut être primitive ou secondaire
L'arthrose du genou primitive
L'arthrose du genou primitive survient sans cause apparente, progressivement, passée la cinquantaine. On retrouve certains facteurs favorisants comme l'hérédité (une augmentation d'1 point de l'Indice de Masse Corporelle — IMC — entraîne une majoration de 15% de survenue de l'arthrose), l'obésité, le sexe féminin (2% des hommes pour 6% des femmes à partir de 60 ans), le surmenage sportif ou une anomalie des axes entre le fémur et le tibia (genu varum ou genu valgum) ou entre le fémur et la rotule (dysplasie fémoro-patellaire).
L'arthrose du genou secondaire
L'arthrose du genou secondaire survient souvent après un traumatisme et peut toucher des adultes plus jeunes :
- Séquelles de fractures touchant le genou (intéressant le fémur, le tibia ou la rotule, surtout si celles-ci se situent en zone articulaire donc cartilagineuse)
- Instabilité chronique du genou (la plupart du temps par rupture du ligament croisé antérieur)
- Ablation d'un ménisque (principal amortisseur du genou)
D'autres causes plus rares existent : atteinte de la membrane synoviale (tapissant l'articulation) par un processus infectieux (séquelles d'arthrite septique), inflammatoire (maladies inflammatoires chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde), micro-cristallin (dépôts de cristaux comme dans la goutte ou surtout la chondrocalcinose articulaire), vasculaire (ostéochondrite de l'enfance, ostéonécrose chez l'adulte), métabolique (hémophilie, hémochromatose, maladie de Wilson).
Les signes d'arthrose
La douleur : c'est le premier symptôme au cours de l'arthrose du genou. D'abord lointaine, en fin de journée, après des efforts articulaires, elle peut devenir permanente, résistante au traitement médical et avoir un retentissement sur le périmètre de marche. Son siège est variable en fonction de la localisation de l'atteinte.
L'épanchement : non systématique, il fait enfler le genou au dessus de la rotule ou parfois derrière dans le creux poplité. Il s'explique par la réaction de la membrane synoviale aux débris cartilagineux, afin de les éliminer sous forme de petites molécules dans les urines via la circulation sanguine. Il se compose d'un liquide visqueux et jaunâtre, aseptique, qui va créer une hyperpression et accentuer les douleurs.
La déformation : présente uniquement dans les arthroses évoluées, la déformation du membre inférieur est le troisième symptôme de la gonarthrose et correspond au début à l'usure cartilagineuse (en varus ou en valgus) puis tardivement à la faillite ligamentaire due à cette déformation.
Les prothèses du genou
On entend par prothèse du genou le fait de changer une articulation endommagée par une articulation artificielle composée d'une pièce fémorale, d'une pièce tibiale et d'une pièce intermédiaire entre les deux. On distingue plusieurs types de prothèses du genou :
La prothèse partielle du genou (PUC)
On utilise ce type de prothèse du genou si seule une partie de l'articulation est changée. On parle alors de prothèse de genou uni-compartimentaire ou PUC : la partie du genou remplacée est le plus souvent fémoro-tibiale interne, parfois externe, plus rarement fémoro-rotulienne.
Dans le cas de figure d'une prothèse de genou uni-compartimentaire, il faut savoir que pour pouvoir bénéficier de ses avantages et de ses résultats, souvent meilleurs qu'une prothèse de genou totale, de nombreux impératifs doivent être respectés : type d'usure, état des ligaments, degré de déformation du genou, etc.
La prothèse totale du genou (PTG)
On utilise ce type de prothèse du genou si toute l'articulation est changée. La prothèse de genou totale peut être plus ou moins contrainte (la contrainte maximum étant la prothèse de genou à charnière), le choix étant fait en fonction de l'usure osseuse et ligamentaire. À chaque genou correspondra donc un type de prothèse particulier.
Déroulement de l'intervention — Prothèse du genou
L'intervention est réalisée sous anesthésie générale ou rachianesthésie (anesthésie du bas du corps). La durée opératoire est d'environ 60 à 90 minutes pour une prothèse totale du genou. Un garrot pneumatique est placé à la racine de la cuisse.
Le chirurgien réalise une incision antérieure du genou d'environ 12 à 15 cm. Il accède à l'articulation, retire le cartilage usé et réalise des coupes osseuses précises sur le fémur, le tibia et éventuellement la rotule, puis met en place les composants prothétiques (fémoral, tibial et rotulien).
Suites opératoires
- Lever : le jour même de l'intervention dans le cadre du programme SHERPA (récupération rapide)
- Appui : autorisé immédiatement, marche avec deux cannes
- Rééducation : débutée dès J0 avec le kinésithérapeute de la clinique. Mobilisation progressive du genou en flexion-extension
- Hospitalisation : 3 à 5 jours avec le programme SHERPA
- Pansements : refaits tous les 2 à 3 jours. Stéristrips retirés à 15 jours
- Anticoagulants : traitement préventif de la phlébite pendant 4 à 6 semaines
- Bas de contention : à porter pendant 4 à 6 semaines
- Glace : application régulière pour diminuer le gonflement
Récupération et reprise des activités
- Marche sans canne : entre 4 et 6 semaines
- Reprise de la conduite : 4 à 6 semaines
- Reprise du travail de bureau : 4 à 6 semaines
- Reprise du travail physique : 3 à 4 mois
- Natation, vélo d'appartement : dès cicatrisation complète (3 à 4 semaines)
- Golf, randonnée : 3 mois
- Ski (pistes damées) : 6 mois
Les risques de la chirurgie
Comme toute intervention chirurgicale, la prothèse du genou comporte des risques :
- Infection : risque faible (1 à 2 %) mais grave, nécessitant une surveillance attentive. Prévenue par l'antibioprophylaxie peropératoire
- Phlébite / embolie pulmonaire : prévenues par les anticoagulants, les bas de contention et le lever précoce
- Raideur articulaire : la rééducation précoce et régulière la prévient. Une mobilisation sous anesthésie peut être nécessaire dans de rares cas
- Hématome : possible les premiers jours, se résorbe le plus souvent spontanément
- Lésions vasculo-nerveuses : exceptionnelles
- Descellement prothétique : complication tardive pouvant nécessiter une reprise chirurgicale. Surveillance radiologique annuelle recommandée
Votre chirurgien vous expliquera en détail les risques spécifiques lors de la consultation préopératoire. Des documents d'information vous seront remis.
La chirurgie robotique pour la prothèse du genou
La Polyclinique Saint-Roch est l'un des premiers centres privés en France à s'équiper du robot ANDY® (Amplitude), dédié à la pose de prothèses totales et uni-compartimentaires du genou. Les Dr Alonso et Dr Cottalorda ont été associés à la conception de cette technologie. Le robot permet une précision sous-millimétrique des coupes osseuses et un positionnement optimal de la prothèse, pour des suites postopératoires moins douloureuses et une récupération accélérée.
Le protocole de récupération rapide — SHERPA
Le programme SHERPA (Service d'Hospitalisation, d'Éducation et de Rééducation après Prothèse Articulaire) permet un retour à domicile précoce après prothèse du genou grâce à une gestion optimale de la douleur, un lever précoce le jour même de l'intervention et une rééducation structurée. En savoir plus sur le programme SHERPA →
Questions fréquentes — Arthrose du genou
Les premiers signes sont des douleurs mécaniques du genou, apparaissant à l'effort et en fin de journée, un gonflement du genou (épanchement articulaire) et une raideur progressive. Au stade avancé, une déformation du membre inférieur (en varus ou en valgus) peut apparaître.
La PUC ne remplace qu'un seul compartiment du genou (le plus souvent fémoro-tibial interne) et conserve les ligaments croisés. La PTG remplace l'ensemble de l'articulation (3 composants : fémoral, tibial et rotulien). Le choix dépend de la localisation de l'arthrose, de l'état des ligaments et du degré de déformation.
Oui. Le robot ANDY® (Amplitude) permet une précision sous-millimétrique des coupes osseuses et un positionnement optimal de la prothèse. Cela améliore la balance ligamentaire, la stabilité de l'implant et la récupération fonctionnelle. La Polyclinique Saint-Roch est l'un des premiers centres privés en France à en être équipé.
Avec le programme SHERPA de récupération rapide, le retour à domicile se fait généralement au 3e ou 4e jour. La rééducation dure 2 à 3 mois. La reprise de la marche sans canne se fait entre 4 et 6 semaines. L'amélioration fonctionnelle se poursuit pendant 6 à 12 mois.
Oui, tant que le traitement médical (antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations, viscosupplémentation, rééducation) reste efficace. La chirurgie est envisagée lorsque ces traitements ne suffisent plus à soulager la douleur et que la qualité de vie est significativement altérée.
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Polyclinique Saint-Roch — Montpellier
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